Le SMS a 25 ans !

25 ans du SMS

Créé en 1992, le SMS est devenu un outil incontournable de communication. Les utilisateurs en envoient 22 milliards par jour. Et dire qu’au départ personne n’en voulait.

 

 » Un téléphone ça sert à parler pas pour écrire  » Voilà ce que l’on a pu entendre il y a 25 ans, depuis les SMS sont devenus incontournables !
Sérieusement, qui peut s’imaginer vivre sans, aujourd’hui ? Les plus de 70 ans peut-être, mais leur enfants et petits enfants sûrement pas.

Des chiffres vertigineux

Ces courts messages écrits (en anglais « short message service »), qui transitent de portable à portable, ne cessent d’être largement plébiscité à travers la planète : 9 000 milliards de SMS ont été échangés dans le monde en 2016, soit 22 milliards par jour, 150 millions toutes les minutes. On estime qu’en France il s’en échange près de 200 milliards.
Tout le monde utilise ce moyen de communication de manière naturelle comme s’il avait toujours fait partie de notre quotidien. Cependant, il y a 25 ans, à l’instar d’internet, il ne s’agissait que d’un service technique qui n’était pas destiné au grand public.

Tout a commencé par une blague en 1992

Les SMS étaient inclus dans les réseaux 2G avec la norme GSM, ils servaient à contrôler le signal d’une antenne à l’autre. Les techniciens s’en servaient pour échanger ainsi du code, c’était un signal de vérification.
L’histoire raconte qu’au début des années 1990, le 1er ou 2 décembre, deux techniciens de Vodafone se sont envoyé un message pour blaguer au lieu d’échanger du code. C’est à partir de ce moment-là leurs collègues se sont dit qu’ils pourraient utiliser cet outil technique comme outil de communication.

Les consommateurs n’en voulaient pas

L’idée a été révélée au grand public en 1994. En même temps, on a assisté à l’avènement des bippers Tatoo et autre Tam-Tam, ces boîtiers permettaient de recevoir un numéro de téléphone ou un court message. Il s’en est vendu des millions en France.
Ce fut la première fois que l’on a associé l’écriture à un mobile, explique. Ça paraît insensé de nos jours, mais à l’époque personne n’en voulait.
En effet, 85 % des gens refusaient catégoriquement ce service, affirmant qu’un téléphone était fait pour parler et non pour écrire.
Un quart de siècle plus tard, vu l’usage que l’on a de nos téléphones, ça paraît incroyable !
Il se peut très bien que si on avait tenu compte de l’opinion de ces sceptiques, on ne connaîtrait pas encore le téléphone mobile.

15 centimes d’euros le SMS

La grande question que l’on se posait, à l’époque, était de savoir si ce service allait être gratuit ou payant. France Telecom a choisi le payant : 15 centimes d’euros, soit un franc le SMS. Les débuts sont donc assez timorés. Mais le succès arriva en 1999.
En effet, il a fallu attendre cette date pour que les SMS soient inter-opérables. Avant, ils ne fonctionnaient qu’entre même opérateur. À partir de ce moment, le SMS a explosé et a contribué au développement du téléphone mobile qui n’était réservé, jusque-là, qu’aux plus fortunés ou aux professionnels.
De nos jours, le SMS est massivement utilisé. Mais il est de plus en plus menacé par des applications comme Whatsapp ou Messenger. Au point que certains prédisent sa mort d’ici peu.

Qu’est-ce qui remplacera le SMS ?

En France, le SMS surtaxé fait les choux gras des chaînes de télévisions qui invitent leurs téléspectateurs à voter, lors d’émissions. Dans certains pays, le SMS a déjà une seconde vie. Il est utilisé comme moyen de paiement par téléphone mobile. C’est le cas en Asie, en Amérique Latine et en Afrique.
Dans le monde des télécoms, le SMS est considéré comme une « killer app », c’est-à-dire une application qui tue (les autres applis), grâce à son succès phénoménal. En terme de revenus générés, il n’existe, pour le moment, aucun équivalent.
Alors quel sera son remplaçant ? Il est encore trop tôt pour le dire. La difficulté pour les opérateurs est de trouver l’application simple d’usage qui puisse avoir le même succès que le SMS.

En tout cas, le SMS reste un très beau cas marketing d’un produit que personne ne voulait, mais dont personne ne plus se passer !



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