Et si on lâchait un peu nos écrans !

Sommes nous tous hyper connectés ? D’après la dernière étude commandée par la Fondation April sur le thème de l’hyper connexion et de son impact sur la santé des Français : oui !

 

Impossible de se passer d’un écran plus d’une journée ?

 

Hyper connectés les Français, vraiment ? Avec plus de 92% des moins de 20 ans possesseurs d’un smartphone, les jeunes français sont assurément très connectés. Ce constat est également valable pour les autres classes d’âges. Non seulement les Français sont très souvent connectés, mais ils ont également beaucoup de difficultés à se passer de cette connexion.
D’après un récent sondage, 7 Français sur 10 ne peuvent se passer d’outils connectés plus de 24 heures. Or, en même temps, 75 % d’entre-eux pensent qu’il serait bon pour leur santé de prendre un peu de recul avec les écrans et estiment que cela serait bénéfique pour leur bien-être, de limiter les heures passées sur les écrans.
Le sondage indique également que la moitié des Français pensent que l’exposition aux écrans n’impacte pas leur santé en général.

Interrogés plus spécifiquement, ces derniers concèdent que cette sur- consommation présente des effets négatifs sur la vision (76%), sur l’activité physique (57%) et sur le sommeil (56%).
D’autres études publiées dernièrement ont d’ailleurs bien établi les effets négatifs des écrans sur le sommeil. Depuis 10 ans, une vingtaine d’études sur l’impact négatif de la lumière bleue des écrans sur le rythme du sommeil ont été publiées. Néanmoins, ces informations ne sont que très rarement suivie d’effets, c’est-à-dire de changements des habitudes.

Dépendant moi ? non, mais j’en connais qui le sont !

 

En effet, parmi ces 86% de Français conscients des conséquences de la lumière bleue, seuls ⅓ ont paramétré leurs écrans pour en diminuer les effets.
Ils passent pourtant en moyenne 4h30 tous les jours devant leur PC, tablette ou smartphone, et 20% huit heures ou plus ( temps de travail y-compris).
Parmi ce temps passé sur les écrans, une partie concerne l’usage professionnel. En moyenne, sur une semaine, le travail ne représente que 37% de ce temps, contre donc 63% « par plaisir ».
Les sondés estiment à 85% que le fait d’être connecté à Internet présente plus d’avantages que d’inconvénients. Et plus ils possèdent d’écrans, plus ce sentiment progresse (89% pour ceux disposant de trois terminaux).

Il y a t-il une vie sans Internet ?

 

Ils ne sont que 22% à penser qu’Internet occupe une trop grande place dans leur quotidien. Les plus accros sont cependant les plus enclins à le penser avec 40% des 18/34 ans jugeant Internet trop envahissant dans leur quotidien.
Il semble donc y avoir une vraie prise de conscience pour une partie de la population de l’hexagone. Mais pour soigner des maux et plus encore se “sevrer”, encore faut-il que le malade se rende compte de son état. Qu’en est-il ?
67% des sondés se disent « dépendants » à leur outils connectés, mais alors juste un peu (38%, contre 29% se jugeant totalement dépendants). Les femmes (33% vs 26% pour les hommes) et les jeunes (48%) avouent une forte dépendance.
Si seuls ⅓ des Français se sentent totalement dépendants, ils sont cependant 7 sur 10 à penser qu’il leur serait impossible de se passer de leurs outils connectés plus de 24 H.

Conclusion

Les heures éloignées des écrans ne sont pas du temps gaspillé. De plus, c’est excellent pour la santé. Les utilisateurs estiment que ce temps gagné leur permettrait de lire, de se promener ou de voir plus souvent leurs amis.

Mais combien sauteront réellement le pas ? Selon une étude de 2017 du CNL, les Français lisent de plus en plus, mais également de plus en plus sur écran !



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